Lorsque j’aborde la notion de support d’information avec mes étudiants de Btsa, j’ai l’habitude de leur soumettre la question suivante :

« Vous avez peut-être plaisir à regarder les photos de vos grand-parents à votre âge. On n’a jamais pris autant des photos qu’à notre époque, pourtant pensez-vous que vos petits-enfants auront l’occasion de voir beaucoup de photos de votre enfance ? »

Cela me permet d’aborder les notions de pérennité des supports et des lecteurs de données. Les étudiants ouvrent souvent de grand yeux et le débat est animé.

La documentaliste ne serait-elle pas un peu parano ? a-t-on l’impression de lire sur certains visages.

Alors, bien sûr, lorsque j’ai vu dans le « Pour la science » de novembre un article intitulé « La quête d’un support numérique stable », je me suis précipitée. Je n’ai pas été déçue. Au-delà des aspects purement techniques, c’est bien le questionnement sur la pérennité de l’information qui est développé ici.

Trois points sont particulièrement traités :

  1. sauvegarde des données
  2. obsolescence des supports et des lecteurs
  3. migration des données et enfin altération physique des données. Il rappelle de plus l’importance des métadonnées pour une utilisation future contextualisée.  Bien que scientifique, le propos est très abordable.

Je me suis bien sûr empressée d’envoyer la version numérique à mes collègues et mes étudiants. Qui sait, peut-être liront-ils l’article avant que les données ne s’effacent ?

A noter que cet article appartient à un très intéressant dossier intitulé « Big bang numérique : les données massives changent-elles le monde ». Il aborde également la préservation de l’anonymat, la numérisation des bibliothèques, les encyclopédies numériques… mais je vous laisse le plaisir de le découvrir !