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Qui n’a jamais entendu cette phrase ?

Pourtant, si ces élèves non lecteur empruntaient le « bon roman », ils reverraient leur réticence. En effet, je reste persuadée qu’une histoire qui les intéresse  avec un niveau de langage approprié motiverait nos jeunes. Une des difficultés de notre métier de professeur-documentaliste réside donc  dans le choix de nos acquisitions. Comment connaitre les dernières «  tendances » en littérature de jeunesse et en littérature jeune adulte ? Pour répondre à cette question, je travaille depuis plusieurs années avec une libraire spécialisée dans ce domaine. Échanger avec un professionnel est vraiment un plus. Il connait son fonds et surtout la qualité d’écriture. Cela évite certaine dérive. Cette pratique se ressent sur les emprunts. Et quel plaisir de voir des élèves allergiques à la lecture se passionner pour une saga et en redemander. « Madame, j’ai lu les trois tomes de METO, vous avez pas un autre truc dans le même genre ». Pour les plus réticents, je ruse. Je commence par leur prêter une BD et finalement rapidement avec l’émulation de leurs camarades lecteurs, ils se décident à emprunter un roman et là : VICTOIRE ! Finalement avec de la persévérance et une mise en valeur des romans adéquates (expositions, présentations…) tout est possible.